CONGRÈS PARISMAT 2026 :
QUAND LA DONNÉE PREND LE QUART

Retour sur le congrès parismat 2026 et la table ronde sur l’innovation au service de l’assurance maritimie

Il est des rendez-vous qui reviennent avec la régularité des marées. Chaque début d’été, le Comité d’Études et de Services des Assureurs Maritimes et Transports (CESAM) convie à Paris l’ensemble de la place pour ParisMAT, le congrès annuel et international du marché de l’assurance transport.

Assureurs, réassureurs, courtiers, experts, juristes, armateurs : plusieurs centaines de professionnels s’y retrouvent, traditionnellement sous les ors de la Maison de la Chimie, pour prendre le pouls d’un secteur aussi ancien que le commerce lui-même.

Au fil des éditions, ParisMAT s’est fait l’écho des grandes houles qui traversent le métier : sécurité maritime et conteneurs perdus en mer, décarbonation des flottes, montée du risque cyber, recomposition géopolitique des routes commerciales.

L’édition 2026 n’a pas dérogé à cette vocation de vigie, en consacrant l’une de ses tables rondes à une question qui, hier encore, semblait relever de la prospective : comment l’innovation peut-elle se mettre au service de l’assurance maritime ?

UNE table ronde à plusieurs voix

C’est sur l’invitation du CESAM qu’ECOMER Data a pris place autour de cette table. Aurélie Cordelle y a représenté l’entreprise aux côtés d’Alexis Cordero, Claire Paulus, Guillaume Laurent et Sophie Caillaud, dans un échange où chacun apportait son point de vue : celui de l’assureur, de l’expert, de l’innovateur. De ce croisement de regards est née une conviction partagée, que la salle a semblé faire sienne : la donnée n’est plus un simple outil d’appoint, elle devient l’un des instruments de navigation du métier.

Lire le navire comme on lit la mer

Longtemps, l’assureur maritime a travaillé à l’estime, à la manière des navigateurs d’autrefois : avec l’expérience, l’historique des sinistres, la réputation d’un armateur et le jugement aguerri des souscripteurs. Ces repères demeurent précieux.

Mais les navires d’aujourd’hui sont devenus de véritables sources d’information flottantes, et les données qu’ils produisent racontent, pour qui sait les lire, une histoire plus fine et plus précoce que n’importe quel rapport d’expertise rédigé après coup. C’est cette lecture qu’Aurélie Cordelle a mise en lumière lors de son intervention. Elle s’est attachée à deux sujets qui pèsent dans les ratios des assureurs : le bris de machine et le DTH (Damage to Hull).

Sur ces terrains, l’exploitation des données navires change la donne à plusieurs niveaux. Elle permet d’abord de mieux comprendre les sinistres, en reconstituant ce qui s’est réellement passé à bord plutôt qu’en le supposant. Elle ouvre ensuite la voie à l’anticipation des défaillances, en repérant les signaux faibles avant qu’ils ne deviennent avaries. Elle éclaire enfin la souscription, en offrant une vision plus juste du risque réel de chaque navire, et rend possible un accompagnement plus précis des assurés partenaires d’une prévention partagée plutôt que simples bénéficiaires d’une indemnisation.

En somme, il ne s’agit plus seulement de réparer après la tempête, mais d’apprendre à la voir venir

UN CAP DÉSORMAIS PARTAGÉ

Au-delà des interventions, ce sont les échanges qui ont donné à cette table ronde son véritable intérêt. La qualité des questions, la diversité des points de vue et la franchise des débats ont confirmé ce que beaucoup pressentaient : l’innovation et la donnée sont devenues des leviers essentiels pour faire évoluer l’assurance maritime, non pas en rupture avec son héritage, mais dans son prolongement.

ECOMER Data remercie chaleureusement le CESAM pour son invitation et la qualité de l’organisation, l’ensemble des intervenants et participants pour la richesse des perspectives partagées, ainsi qu’Ilia Maslov pour la photographie qui garde la trace de ce moment.

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